Style : fado

Une nouvelle voix du Fado

Après quatre ans d’existence Carina Salvado sort son deuxième album « FADO d’ABRIL » le 14 février 2011

Apparue dans le paysage musical du fado en 2007, Carina Salvado s’illustre à la fois comme une chanteuse dans la lignée des fadistas du début du XXème siècle et comme la narratrice de son propre fado, pur et arraché.

Bercée par la langue portugaise depuis l’enfance, c’est en travaillant à Harmonia Mundi qu’elle (re)découvre son héritage culturel. Jusqu’ici nourrie d’influences les plus variées, passant librement du rock au jazz ou à la pop, elle a fait siens le langage et les codes du fado.

Elle a naturellement convoqué le jeu et la complicité de Joan-Eche Puig à la contrebasse et de Stéphane Cézard à la mandoline et au banjo pour l’accompagner dans une instrumentation aussi évidente que non conventionnelle. Dans une triangulaire acoustique riche en rebonds, ils explorent ensemble des espaces musicaux multiples et donnent alors un souffle nouveau au mythique blues ancestral portugais.

Le répertoire de leur concert fait autant la part belle à des compositions originales qu’à des pièces traditionnelles d’Amalia Rodrigues ou d’Argentina Santos. Carina Salvado fait alors vibrer en chantant la saudade, la tendresse et les petites histoires du quotidien. Fidèles à cette démarche sans concessions, leurs compositions peuvent alors librement rencontrer un antique chant klezmer ou une reprise d’un hymne de la pop music : « In the court of the Crimson King » des King Crimson.

De son parcours musical atypique et foisonnant, elle a pioché dans la liberté du jazz et l’énergie du rock. Ainsi est Carina Salvado, traditionaliste et révolutionnaire en douceur. Elle est une des voix envoûtantes d’un pays qui renversa ses dictateurs avec des fleurs : les œillets.

Bien identifiée dans la nouvelle génération du fado, coup de cœur du réseau lyonnais Bizarre! et saluée lors de l’escale musicale du Théâtre 13 à Paris en 2010, elle exprime aujourd’hui son fado aussi bien dans des espaces intimistes et dénudés que dans des grandes salles de concert habillées de lumières et de décors pour un voyage chargé d’émotions et de douce mélancolie.


 

Stéphane CEZARD : Mandoline,banjo,guitare
Joan ECHE-PUIG : Contrebasse
Carine SALVADO : Chant